PROGRAMME DE L'ETE : VACANCES

Jusqu'à septembre, unevilleunpoeme, votre site préféré, prend des vacances méritées. Cependant, vous pouvez envoyer vos poèmes sur les villes et villages du monde entier. Compte-tenu du nombre de poèmes reçus, si vous avez une webcam, aussi pouvez-vous proposer votre poème à haute voix par youtube ou dailymotion pour unevilleunpoeme TV. Contact : unevilleunpoeme@live.fr

A PROPOS

unevilleunpoeme est un blog interactif et collectif, destiné à faire vivre la poésie au service d'un large public francophone. La ville, rien que votre ville, petite et grande, connue ou inconnue, retrouvez-la sous un angle neuf, avec le regard de votre voisin. De la poésie, rien que de l'audace, découvrez chaque jour votre ville autrement, poétiquement bien sûr. Bon voyage à vous !

Ephéméride



Chers amis de la poésie,
Chers amis de la francophonie,
Chers globe-trotters,
Chers amis du ministère des Affaires étrangères,
Cher Dominique,
Cher Arthur,
Cher Edward Estlin,
Chers poétesses et poètes,

Un grand merci tout d'abord pour vos messages d'affection. Merci également pour vos milliers de poèmes reçus jusqu'alors. Mille excuses encore pour l'apparition intempestive de la publicité qui à titre gracieux sustente la plate-forme d'hébergement.

L'actualité du site revient à la rentrée.

Joyeuses vacances à vous !

unevilleunpoeme


Site officiel : http://unevilleunpoeme.com
Contact : unevilleunpoeme@live.fr




Corfou


14 h 00, plein été,
bien sûr la petite place est déserte,
enfin quasiment
car rode l’omniprésente chaleur
et quelques pigeons (les mêmes qu’à Paris, Firenze et
partout ailleurs).

Les pavés sont polis
(à croire que là ou il y a des touristes, il y a des pavés polis),
les arcades régulières
avec dedans des boutiques
remplies à craquer de souvenirs en tous genres.

Et au-dessus,
bien qu’un peu décrépit,
le bulbe d’Agios Spyridon
veille.

Nathanaël Gobenceaux.

La rue


Le vent file

Je défile
Dans la file
Des passants

Et tambourinent

Les mandolines
Mais je m’obstine
Tout en marchant

Et des alcooliques

Boivent dans la panique
Avec la tactique
De tous les mendiants

Cadence rapide

Je me sens livide
Le monde se vide
Dans un grondement

Tous ces navires

Dans un délire
La rue chavire
Dans l’océan

Mais le vent file

Et je défile
Dans la file
Des passants

Anne-Cécile.

Nous irons à Rome

 
Le Caffé Greco nous attendra !
Nous nous y retrouverons une autre fois
Nous mettrons nos plus belles ailes
Un peu de verts sur les tiennes
pour rappeler la lumière de tes yeux
Un peu de neige sur les miennes
Parce que tu sais combien
ces flocons, messages d’en haut, me mettent en joie

Nous irons à Rome, comme nous l’avions prévu.
Il me faudra attendre d’être aussi légère que toi,
et de rivaliser avec les phalènes,
infatigables amoureuses de la lumière,

qui chaque soir se prennent à leur propre jeu
dans une danse affolée et désespérante de beauté.

Oui nous irons au Caffé Gréco
Parce que nous l’avions décidé.
Et, si ce matin, je suis comme feuille-morte
demain te sachant dans la lumière,
je serais coquelicot aux champs
de notre rencontre inouïe.


Pas d’ifs frissonnants et de bouquets fanés pour toi,
rien que de radieuses prairies,
de passacailles endiablées
ou te pourra tourbillonner en riant,

de ce rire qui aujourd’hui nous manque cruellement.

Vol, vol ma belle amie aux « L » jumelles
promène-toi dans ce ciel éclatant.
Nous suffoquerons encore un instant
Les deux pieds sur cette terre
à l’idée de ne plus t’y croiser
Et si nous ne cessons de penser à Toi
le regard noyé, pardonne nous.

Demain au détour d’un soir d’été tiède et apaisé
face à l’océan, nous te verrons filer, à la nuit étoilée,
espiègle et toujours rebelle.

Alors, vole, vole ma belle amie aux « L » jumelles
Et si ma peine est si violente
C’est parce que je t’aime.

Lise Dest.